Le parquet de la Bourse de New York, le 7 avril 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
La Bourse de New York évoluait en forte hausse mercredi, les investisseurs poussant un soupir de soulagement après l'annonce d'une trêve de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran en contrepartie d'une réouverture du détroit d'Ormuz.
Vers 13H50 GMT (15H50 à Paris), le Dow Jones gagnait 2,96%, l'indice Nasdaq progressait de 3,09% et l'indice élargi S&P 500 grimpait de 2,48%.
"La réaction est quelque peu euphorique (...) c'est le rebond que les investisseurs espéraient", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
Les États-Unis et l'Iran se sont accordés dans la nuit de mardi à mercredi pour un cessez-le-feu de deux semaines, Téhéran acceptant de rouvrir le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20% de la production mondiale de brut.
Les prix du pétrole ont décroché dans la foulée, dissipant une partie des craintes d'un choc inflationniste susceptible de peser sur la croissance mondiale.
"Mais de nombreuses questions restent en suspens", prévient Steve Sosnick. "Combien de temps faudra-t-il pour que la situation revienne à la normale en ce qui concerne le transport du pétrole à travers le monde? Et pour ce qui est de la remise en état des installations de production?"
Le vice-président américain JD Vance a reconnu, depuis la Hongrie où il est en visite, que le cessez-le-feu était "fragile", mettant en garde l'Iran contre toute "tricherie".
Au même moment, le Koweït a indiqué subir ces dernières heures une "intense vague d'attaques" iraniennes, qui ont endommagé installations pétrolières, centrales électriques et usines de dessalement selon l'armée.
Les Emirats arabes unis ont eux aussi fait état de nouveaux tirs de missiles et de drones.
"Mais pour l'instant, les traders ne sont pas d'humeur à se préoccuper de ces questions", remarque Steve Sosnick.
L'indice Vix (souvent appelé "indice de la peur"), qui mesure la nervosité des investisseurs, était ainsi en nette baisse (-21,92%).
Et dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait nettement, évoluant autour de 4,26%, contre 4,30% la veille en clôture.
Au tableau des valeurs, le secteur de l'énergie glissait, entraîné par la chute des cours du pétrole.
Le géant pétrolier Chevron lâchait 4,99%, ExxonMobil perdait 6,41% et ConocoPhillips reculait de 6,69%.
A l'inverse, l'annonce du cessez-le-feu "est clairement une bonne nouvelle pour les consommateurs de pétrole", souligne M. Sosnick, qui prévient toutefois qu'un "revirement complet" est "prématuré".
Particulièrement malmenées ces dernières semaines, les compagnies aériennes s'envolaient, à l'image de Delta Air Lines (+8,72%), American Airlines (+9,90%) ou Alaska Air Group (+13,46%).
Le croisiériste Carnival était propulsé de 13,91% et son concurrent Royal Caribbean gagnait 10,58%.
Les groupes de livraison de plis et de colis (FedEx +3,72%, UPS +3,81%), également minés par la guerre, prenait aussi de la vitesse mercredi.
Les développements géopolitiques font encore une fois passer l'agenda macroéconomique au second plan.
Mais les opérateurs garderont tout de même un oeil sur la publication du compte-rendu de la dernière réunion ("minutes") de la banque centrale américaine (Fed) attendu à 17H00 GMT.
Nasdaq

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